Le CIESPAC associe la FOCAM à la réflexion sur les notes sexuellement transmissibles en Afrique centrale

Le vendredi 17 avril 2026, le Centre Inter-Etat d’Enseignement Supérieur en Santé Publique d’Afrique Centrale (CIESPAC) a organisé, dans sa salle des conférences, une table ronde sur le thème « Notes sexuellement transmissibles en Afrique Centrale : Au-delà des mots ».  

L’objectif de cette table ronde était de favoriser des échanges constructifs et des réflexions approfondies sur des actions concrètes à mettre en œuvre, face à ce phénomène dont l’ampleur est sans cesse en augmentation. Elle s’inscrit dans le cadre de la préparation de la production par le CIESPAC, d’un ouvrage scientifique régional sur les notes sexuellement transmissibles (NST) en Afrique centrale

La rencontre a réuni des experts, praticiens, décideurs et partenaires provenant de diverses origines parmi lesquelles, les ministères congolais en charge de l’intégration, des affaires sociales et de la santé, les ambassades du Cameroun et du Tchad, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Commission internationale du Bassin du Congo–Oubangui–Sangha (CICOS), l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), l’Université Denis Sassou Nguesso, la Fondation Congolaise pour l’Accès aux Médicaments (FOCAM) et le CIESPAC.

De gauche à droite : Marie Thérèse ITONGO (Secrétaire générale de la CICOS), Éric BENDE (Directeur général de l’intégration), Ray MANKELE (Président de la FOCAM), Pierre Marie TEBEU (Directeur général du CIESPAC), Madame la représentante du Ministre des affaires sociales, Vicent SODJINOU (Représentant de l’OMS au Congo)

Elle a été présidée par le Pr. Pierre Marie TEBEU, Directeur général du CIESPAC, qui a édifié l’assistance sur la problématique des NST et la motivation d’une telle initiative. Elle découle d’observations faites tout au long de sa carrière d’enseignant, sur la subjectivité dans l’évaluation des étudiants en raison des rapports sentimentaux, consentis ou non. L’ouvrage sera le résultat d’études menées par des étudiants du CIESPAC.

Le projet de contenu de l’ouvrage a ensuite été présenté par le Dr NEBARDOUM, Conseiller du Directeur général du CIESPAC.

Il s’en est suivi une phase d’échanges, modérée par le Président de la FOCAM, le Dr Ray MANKELE. Ces échanges ont permis aux participants de prendre la mesure du phénomène qui va au delà du cadre académique et constitue de nos jours, un problème de société. Ils ont insisté sur la nécessité d’aller au-delà des notes sexuellement transmissibles octroyées aux étudiantes ; de déconstruire toute approche militante visant à pointer du doigt une « étudiante victime » d’une part et d’autre part, un « enseignant bourreau » ; et de prendre en compte l’impact sur les étudiants de sexe masculin, victimes parfois indirectes de ces déviances. Des défis ont été évoqués ainsi que des leviers pour y faire face.

 

Cela a été aussi l’occasion de partager des expériences avec d’autres pays confrontés à la même problématique.

Les participants ont convenu de l’importance de l’ouvrage en préparation et aussi que les réflexions devraient se poursuivre et s’élargir à d’autres domaines de spécialité car il s’agit d’une question pluridisciplinaire. Ils ont ainsi félicité le CIESPAC pour cette initiative et ont recommandé l’organisation un symposium sur cette question. Les actes qui sortiraient de ce symposium viendraient alimenter l’ouvrage.

Clôturant les échanges, le Dr MANKELE a lancé un appel tous les acteurs, enseignants et enseignés, superviseurs et supervisés, à une prise de conscience qui doit avant tout, être individuelle, afin de ne pas hypothéquer leur avenir en se livrant ou en encourageant ces comportements qui sont déjà réprimés par des législations en place dans certains pays comme le Benin et le Congo. Il a demandé à chacun de se constituer en agent de sensibilisation et de promotion du respect de l’éthique en milieu académique et professionnel.

Il a enfin remercié le DG du CIESPAC pour cette invitation qui n’est pas la première. En janvier 2025 déjà, le Président de la FOCAM avait modéré une table ronde internationale sur le financement de la santé, organisée par le CIESPAC.

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